Contre-bancs : joints congés

Nouvelle étape de joints congés afin d’assurer l’étanchéité de ce qui deviendra des réserves de flottabilité.

 

Contre-bancs latéraux

Pour découper les contre-bancs, des mesures ont été relevées tous les 10 cm. Une fois ces mesures reportées, les panneaux ont été découpés. Pour les maintenir en place, des cales ont été fixés sur les bordés.

Fin du bloc central, bancs latéraux

Le bloc central a été résiné comme l’ensemble des autres éléments.

 

Les bancs latéraux ont été recoupés en longueur et positionnés sur des tasseaux fixés sur la bloc central et sur le coffre arrière. Les contre bancs ont été découpés et mis en place « à la main » pour valider la découpe.

 

Bancs et coffres centraux, fixation temporaire

Les différents éléments composant les bancs et coffres centraux sont assemblés avec des tasseaux qui seront retirés une fois la résine en place.

Un espace de flottabilité est installé sur le bord de la coque, environ au tiers du banc. Cet partie sera fermée de façon étanche.

 

Découpe et positionnement coffre et bancs centraux

Le puit de dérive est terminé. Je passe donc à la découpe des bancs et coffres centraux. Ces bancs sont essentiellement destinés à soulager la dérive lors des contraintes d’un dessalage. En effet, la manœuvre de retournement nécessite de monter sur la dérive lorsque le bateau est à l’envers. Le puit de dérive à ce moment se voit soumis à une forte contrainte. Les bancs positionné en haut du puit permettront de répartir la charge sur la coque, diminuant ainsi les risques de casse.

 

Ces bancs étant en place, je profite de l’espace créé pour faire deux coffres humides qui seront utilisés pour ranger le matériel divers (écope, gilets surnuméraires, etc …). Le volume sous le banc sera découpé en deux parties. Le tiers le plus éloigné du puit de dérive sera étanche est rempli de mousse (insubmersibilité), alors que les deux autres tiers seront uttilisés en coffre humide.

 

J’ai donc découpé deux bancs et deux demi cloisons. Une ouverture a été aménagée dans les demi-cloisons pour permettre l’accès à l’intérieur des coffres.

 

Stratification du puit de dérive

Le puit de dérive est presque terminé. Je l’ai retiré de la coque pour couper la partie inférieure qui dépassait sous la coque avec une scie circulaire.

 

Une fois découpé, le puit de dérive s’ajuste parfaitement à la coque. Il faut donc passé à la résine. Comme pour le reste de la coque, j’ai répété les étapes de stratification diluée, joints congés, pose de fibre et stratification époxy. Les tasseaux temporaires de la cloison centrale seront retirés lorsque la résine sera sèche.

 

Assemblage et positionnement du puit de dérive

Avant d’assembler le puit de dérive, l’intérieur des joues a été poncé. Ensuite, les joues ont été assemblées avec des vis et de la résine pour l’étanchéité.

 

Le puit de dérive a ensuite été positionné au fond de la coque en prenant soin à la verticalité et l’alignement de l’ensemble. Une fois en place, la trace de découpe a été marquée au fond de la coque. Ensuite, la coque a été découpée selon le gabarit tracé.

 

Pour une fois, la découpe s’est avérée être parfaite ! Exactement ajustée, elle a permis de placer le puit de dérive dans la découpe en forçant légérement. Celui-ci, maintenu par une faible contrainte, a pu être positionné en hauteur afin de marquer le surplus dépassant sous la coque.

 

Prochaine étape : découpe de la partie inférieure du puit de dérive dépassant sous la coque et joints congés plus résine pour fixer le puit à la coque.

 

Positionnement du puit de dérive et des bancs

La cloison situé à l’avant du puit de dérive a été découpé en prenant les côtes directement sur la coque. De nombreuses retouches furent nécessaires afin d’arriver à un ajustement correct.

 

Les différents éléments du puit de dérive ont été découpés selon les plans. Avant traitement, ils ont été assemblés avec des serre-joints afin de valider la position dans le bateau. Ensuite, j’ai enduit les entretoises et les joues d’epoxy. J’ai ensuite solidarisé une joue avec une entretoise pour obtenir un demi-puit. J’ai fait de même avec les éléments restant. Chaque demi puit a été résiné avec du mat de verre et de la résine epoxy. Après séchage, les pièces seront poncés et peintes avant assemblage.

 

Les assises des bancs ont été découpées. Pour se faire, j’ai positionné un panneau sur le côté de la coque et je m’en suis servi comme guide pour tracer la courbe. La courbe intérieure a été tracé avec un champ plat et des clous.

 

Traitement extérieur

Me voici à l’étape tant redoutée : retirer toutes les coutures … Pour ce faire, j’ai utilisé une petite pince monseigneur. Chaque couture a été coupée au plus près du panneau, puis écartée à la verticale. Pour me rassurer, j’ai supprimer une couture sur deux sur la toute la proue, puis une nouvelle fois une sur deux, puis toutes … A mon grand soulagement, le traitement intérieur permet de parfaitement maintenir la coque en forme !

 

Ensuite, chaque fil a été arrasé avec une meuleuse. Une fois la coque parfaitement lisse, il a fallu reprendre quelques angles, notamment ceux du tableau. Ceux-ci ont été rectifiés au rabot. La coque a ensuite été dépoussiérée.

 

Ayant du temps et surtout, de la main d’oeuvre, j’ai pu réaliser la stratification, les joints congés et la fibre la même journée. Cela évite les temps de ponçage entre chaque couche. Chacune des étapes a suivi le même processus que pour l’intérieur de la coque.

 

Retournement

Une fois que la résine intérieure est sèche, le retournement de la coque est nécessaire pour réaliser les joints extérieurs. Pour la bonne marche de cette manœuvre, il vaut mieux être au minimum trois personnes. Je voulais effectuer le retournement sans que la coque prenne appui sur les côtés. J’ai donc maintenu l’avant par la cadène pendant que deux personnes au niveau du tableau faisaient faire à la coque son demi tour.

 

La coque a été positionnée sur des planches pour que l’étrave ne soit pas en contact avec le sol. Avec une appréhension certaine, j’ai commencé à couper quelques points de couture : c’est bon, ça tient ! Les trois quarts des coutures ont donc subi le même sort. Prochaine étape : meulage des coutures, adoucissement des angles des panneaux, joints congés et fibre !

 

Construction amateur d'un dériveur aurique